koromoto jose luna

Koromoto : l’interview

Koromoto c’est la connexion entre le Vénézuela et Berlin.
De la musique à l’art en passant par son amour pour la capitale allemande Berlin, la djette Koromoto nous offre une interview bien plaisante et réalise Trama un podcast exclusif pour Pépites Troniques.

Enjoy !

Bastien de PépitesTroniques : Salut Koromoto, comment vas tu ?

Koromoto : Trés bien, merci et toi ?

Bien ! Tu es djette et productrice vénézuélienne, quelles sont tes influences et tes racines musicales ?

Mes premières influences musicales viennent principalement du côté de mon pére. Il écoutait de la musique afro-vénézuélienne de la côte centrale. Je suis sensible au composition musicale de Joropo Llanero, au rythme de pause du Calipso de Callao et à la musique Salsa des années 60 et 70 des Caraïbes et de New York. Je suis aussi une grande fan des synthés de Giorgio Moroder et Kraftwek.
C’est en 1999 quand j’ai acheté Knights Of The Jaguar de Dj Rolando aka Aztec Mystic [Underground Resistance] que j’ai su que je voulais être DJ; Avec tout ça j’ai senti qu’il y avait de la matière et que je devais mixer et partager ma musique sur le dance floor.

Quand nous écoutons ta musique, nous sentons une atmosphère si particulière comme une expérience mélangeant à la fois musique concrète et pure abstraction. Tu peux nous parler de ta musique. Comment produis-tu tes tracks ?

Avant toute chose quand je produis : j’éteins mon téléphone, je me déconnecte d’internet et je lance mes logiciels.
Je choisis le style de musique que je vais travailler, puis je paramètre la vélocité et la durée de la track. Ensuite, je sélectionne les sons que je vais utiliser et je définis les formes qu’ils vont prendre, leurs places et leurs moments d’apparition dans le morceau.
Je l’enregistre, je l’écoute et je quitte la production quelques temps.
En revenant dessus et en l’écoutant à nouveau je fais quelques modifications jusqu’à que je sois satisfaite de la propreté du son et du mix. Enfin, je le masterise…
Le processus de production me prends quelques mois !

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Comment est agencé ton home-studio ?

J’ai un petit salon avec un fauteuil assez confortable, un ordinateur, un logiciel de MAO, un sampler, une bonne interface, un controller MIDI trés réactif, un microphone portable et une vieille table de mixage (que je vais bientôt changer d’ailleurs). Ajouté à tout ça j’ai deux platines, ma collection de vinyl, un casque professionnel et deux nouvelles enceintes de monitoring que je viens d’avoir pour mon anniversaire.

Tu es éclectique dans ta musique, quels sont les morceaux que tu aimes mixer en ce moment ?

La variété est vraiment ce que j’aime dans la musique.
Voici 3 tracks que j’adore jouer :

Jairomendez – Fog [Cocobass]
Christian S – Pitch Rider (Original Mix) [Comeme]
Baba Stiltz – Palats [Studio Barnhus]

Tu vis actuellement à Berlin, comment ça se passe ?

Berlin c’est ma maison ! Une partie de ma famille y vit et j’y travaille aussi. C’est une ville vraiment attrayante. J’aime son atmosphère et sa qualité de vie. Il y a plein de lacs aux alentours et de nombreux espaces verts et l’architecture est vraiment innovante.
Je suis encore fascinée par toutes ses fêtes organisées dans tous les clubs légendaires de la capitale et ces raves dans des lieux abandonnés.
Je suis impressionnée aussi par tous les événements qui sont organisés tout au long de l’année. J’apprécie beaucoup l’esprit artistique qui y règne et toutes les maisons de disques qui y sont installées.
Je n’ai jamais été dans une autre ville qui compte autant de clubs dédiés à la musique électronique; il y a un vrai esprit authentique de la « club-culture ».
Je constate aussi que les vols low-costs permettent aux « techno touristes » de venir faire la fête non-stop du vendredi au lundi matin et ainsi ils contribuent à cette économie locale qui est essentielle pour Berlin.
Comme Klaus Wowereit le maire de la capitale a dit : « Berlin ist arm aber sexy » (ndlr : Berlin est pauvre mais sexy).
Tu ne vis pas le « rêve américain » certes, mais Berlin s’est développée et est devenue un pôle de croissance économique et sociale important en Europe.
Il y a à peu prés 300 activités culturelles par jour : c’est l’endroit qui me convient le plus actuellement.

Est que tu as un souvenir mémorable qui te reviens ?

Oui, j’ai une grand affiche encadrée chez moi que le propriétaire du Blues m’a donnée [actuellement le Club Seven qui est pour moi le meilleur club de Quito en Équateur].
Il a détaché l’image du mur a écrit quelques mots puis il l’a signé. C’est une magnifique affiche qui représente la « night-life » berlinoise des années 90 dans le quartier de Kreuzberg. Elle est maintenant accrochée dans mon studio. On va dire que ce poster a beaucoup d’attachement pour moi car il a traversé l’océan Atlantqiue deux fois : la première fois de Berlin jusqu’en Équateur et 20 ans plus tard, il revient dans la capitale.





Tu es une artiste de l’agence Inground Bookings, comment ça se passe avec l’équipe ?

Je pense que la scène est le meilleur moyen d’écouter et de rencontrer des gens de façon spontanée. C’est pour ça qu’il faut rester authentique, fidèle et sincère sans changer ou adapter ta musique pour les uns et les autres.
De ce fait, celui qui te trouve, qui t’écoute et qui te contacte pour te faire part de ses appréciations parce qu’il a aimé ce qu’il vient d’écouter est lui aussi, par nature, dans la recherche d’échanges.
C’est comme ça que nous nous sommes rencontrés il y a 1 an et demie de ça, Valerio Taiocchi de Inground Bookings et moi. C’était lors de l’une des toutes premières soirées de DaDa Revolution Berlin et je mixait. Je faisais parti du collectif et j’ai croisé de nombreuses fois Valerio aux soirées sans trop savoir qu’il gérait Inground Bookings… Je l’ai vraiment connu il y a deux mois quand il m’a demandé si je voulais devenir un artiste de Inground Bookings.

Tu travailles sur quoi en ce moment ?

Je suis sur la réalisation de mon troisième album.

Quelle est ta nourriture préférée ?

J’aime la cuisine méditerranéenne autant que celle d’amérique latine et particulièrement celle du Pérou.

As tu un dernier mot ?

Toutes les bonnes choses se trouvent dans la diversité, l’harmonie et l’équilibre.

Merci Koromoto, on adore ton état d’esprit et on espère te voir très vite en France pour nous jouer un mix aussi exceptionnel que ton podcast.

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