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Valesuchi : l’interview

Valentina Montalvo aka Valesuchi est le coup de coeur PépitesTroniques de ce début d’année.
Vous allez découvrir un bout d’artiste de talent qui va nous parler de sa musique et son retour d’expérience à la Red Bull Music Academy de Tokyo.

 
Commençons sans plus attendre l’interview. Excellente lecture.

Bastien de Pépites Troniques : Salut Valesuchi, comment vas-tu ?

Valesuchi : Salut ! Je vais bien. En ce moment, je profite de l’été chilien dans ma ville à Santiago.

Valesuchi, j’adore ton nom, tu peux nous dire d’ou ça vient ?

Ahahah merci ! C’était juste un surnom qu’on m’a donné et qui a fini par être mon nom d’artiste.

Tu étais à Tokyo pour la Red Bull Music Academy en 2014, comment ça s’est passé ?

C’était plein de gens cools et souriants, il y avait pleins de style de musique intéressants pour la moitié électro et des groupes plus traditionnels et aussi j’ai vu des paysages magnifiques.

Tu étais invité à la cérémonie ?

Oui et j’y ai participé.

As-tu une un souvenir marquant de cet événement ?

Je me souviendrais toujours de cette liberté et générosité absolue que j’ai sentie durant cet event avec tous les autres participants et les gens que j’ai rencontré.

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En tant que productrice :

Comment définis-tu ton style musical ?

Je dirais une musique nostalgique « fait maison » et à la main complétés par une atmosphère lourde, des beats profonds pour un dance-floor dark et enfumé.

Depuis quand composes-tu et produis-tu tes musiques ?

J’ai commencé à faire de la musique depuis 2004 et mixer depuis 2007.

Comment est agencé ton home-studio, quelles machines utilises-tu ?

Mon studio est dans ma chambre et sur une grande table en marbre, j’ai toutes mes machines. J’aime utilisé tout mon matériel mais ce que j’aime c’est joué avec le clavier Roland SH101 que je viens d’acheter à Tokyo.

Tu peux nous parler de cette photo que tu as prise avec cette machine (voir la première photo) ?

C’est une image qui a été prise par mon ami Matias Baeza, c’est un photographe plein de talent, nous étions en cours de cinéma ensemble. J’éatis mal à l’aise avec l’idée de poser pour une photo d’artiste et l’envoyer à la Red Bull Music Academy parce que je pense que la relation entre la musique et les images et dangereuse de nos jours. Je ne voulais pas que ce soit une photo de mode, ou donner un message visuel donc nous avons essayé de faire de l’Electribe, la principale machine de mon set être le principal message.

Tu as sorti un EP qui s’intitule Golosynth, parle-nous de ton travail ?

J’ai réalisé cette musique il y a plusieurs années et principalement avec mon ELectribe ES-1, j’ai utilisé beaucoup de sample et je l’ai travaillé sans essayé de pousser quelque part ou il ne pouvaient pas appartenir, je ne voulais pas me coller à un genre ou un autre. J’ai simplement accompagné cette musique ou elle devait aller. 3 des 4 tracks qui sont sur cet EP étaient aussi sur mon application pour la RBMA et après
Je les ai enregistré avec l’aide de cet incroyable producteur DJ Vaskular de Discos Pegaos, un label chilien des plus en vogue sur lequel Golosynth a été sorti en novembre dernier.

Avant tu utilisais ton nom Vale(ntina) Montalvo pour mixer et te produire sur scène, maintenant c’est Valesuchi. Pourquoi tu l’as changé ?

Parce que c’était seulement le nom que j’utilisais en tant que djette et je n’étais pas sûre de vouloir réaliser mes propres productions sous le même nom donc j’ai trouvé un pseudo et je trouve que c’est une bonne idée.

Est-ce qu’au fil du temps tu as senti un changement dans ta musique, dans ta façon de l’envisager ?

Je pense que principalement le chemin que je prends représente le son que je recherche mais je suis encore dans la recherche. Par exemple, à la Red Bull Music Academy j’ai vu d’autre personne travaillé sur différentes choses, dans différents univers, leur approche et les outils qu’ils utilisaient étaient uniques et ça, ça m’a vraiment inspiré et m’a fait changé ma vision de comment je construis une track ou quelles machines que je dois utiliser pour y arriver. Comprendre le processus, la façon de faire des autres artistes, a intégralement changé ma perception et je suis assez contente de ça.

Comment se porte la scène électro au Chili ?

Elle est très active et intéressante. Pour moi, la musique chilienne est spéciale et riche car il y a toutes sortes de style et de genre. Il y a de nouveaux groupes à écouter tout le temps beaucoup de bons Djs pour « ambiancer » les soirées. Je m’intéresse beaucoup à ce que les autres artistes font. Mes favoris en ce moment, pour ne citer qu’eux, sont Fakuta, Vaskular, Matias Aguayo, Motivado, Fantasna, Imaabs, Föllakzoid, The Holydrug Couple, The Ganjas et les DJs Diegors et Andrea Paz.

Quels sont tes projets ?

Continuer à travailler autant que je peux dans la création muiscale.

C’est quoi ton mot préféré ?

« Hermiscambunalia ». C’est un mot que mon ami artiste Ignacio Gatica aka Blok a inventé.

Merci Valesuchi pour tes réponses et ta sympathie. We support you! Hugs.





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