You are currently viewing Lisbon Dance Summit 2026 : Lisbonne s’impose comme la nouvelle capitale européenne de la musique électronique

Lisbon Dance Summit 2026 : Lisbonne s’impose comme la nouvelle capitale européenne de la musique électronique



Du 29 avril au 2 mai 2026, la capitale portugaise a accueilli pour la première fois le Lisbon Dance Summit, une conférence et festival international réunissant plus de 80 speakers, 25 panels, 12 workshops et plus de 20 soirées à travers la ville. Porté par la vision de ses cofondateurs Jesper Skibsby et Nazen Carneiro, l’événement a pris ses quartiers à Casa Capitão pour transformer Lisbonne en hub mondial de la culture électronique, à l’image de ce que l’Amsterdam Dance Event représente depuis trente ans pour les Pays-Bas. Dans un secteur mondial estimé à plus de 13 milliards de dollars, le LDS s’est imposé dès sa première édition comme un rendez-vous incontournable. Retour sur quatre jours historiques pour la scène électronique portugaise et internationale.

 

Jour 1 — Mercredi 29 avril 2026 : « Le temps des questions »

 
De la première conférence à la Casa Capitão aux ateliers du Studio Hub, la première journée du 29 avril 2026, fût une premiére journée riche en échanges et partage – un véritable avant-goût des jours à venir et ainsi donner le ton à l’ensemble du sommet :
 

Warm Stage: Interviews et grands débats en ouverture

 
C’est à 12h00 que le Warm Stage a officiellement lancé les festivités, avec une interview intitulée How to Have It All, mettant en présence Juliet Fox et Seb Martison, modérée par Ana Fernandes. Une heure plus tard, le débat s’est ouvert sur l’avenir de la musique électronique avec le panel How to Play a Role In the Future of Electronic Music, réunissant Meike Nolte, Jamie Raeburn et Vitor Magalhaes sous la modération de Nicole Erfurth. L’après-midi a ensuite mis à l’honneur Sébastian Léger dans une interview célébrant ses 25 ans de carrière dans la danse, 2000-2025 – Celebrating 25 Years of Dance, animée par Vallechi. Enrico Sangiuliano a pris la parole à 16h00 pour dévoiler sa vision avec NINETOZERO – Creative Ways of Releasing Music, modérée par Luna Semara — un projet qui illustre la volonté croissante des artistes de reprendre le contrôle sur leur chaîne de distribution. La journée s’est clôturée sur deux panels forts : AI in Music Creation – Friend or Foe ? avec Paul Wiltshire, Dani Deahl et Ralph Boege sous la modération d’Olivier Rosset, suivi d’une réflexion plus spirituelle avec Community, Spirituality and Electronic Music, portée par Padre Guilherme et animée par Katie Bain de Billboard.
 

Scène principale — Welcome Speech & Industry : les fondations du business musical

 
La journée inaugurale a débuté à 11h00 avec le discours d’ouverture officiel, rassemblant Jesper Skibsby, CEO et fondateur du LDS, Diogo Moura, conseiller municipal de Lisbonne, et Lars Steen Nielsen, ambassadeur du Danemark au Portugal, présenté par Nazen Carneiro. Un signal fort quant à la dimension institutionnelle et internationale de l’événement, soutenu par le fait que le gouvernement portugais a ces dernières années activement courtisé l’industrie de la musique électronique, positionnant Lisbonne aux côtés de Berlin et Amsterdam comme capitale européenne de la culture dance. L’après-midi a basculé sur des thématiques business concrètes, avec un panel sur la distribution musicale — Distribution and What it Means for You and Your Music — réunissant Charles Caldas, Mathew Daniel, Michael Ritter et Beatriz Sequeira, modéré par Finlay Johnson de l’AFEM. Dans la foulée, Lena Obara, Miguel Carretas, Maximilien Jazani et Sam Heerey ont abordé la question des droits musicaux dans le panel Income Tracking for Beginners, animé par Kavita Varu — un sujet d’autant plus crucial que les revenus du streaming pour la musique électronique ont bondi de 35% en 2024. La journée s’est conclue sur le Face 2 Face Forum – Meet the Experts I, véritable marathon de rencontres réunissant une douzaine d’experts dont Patrice Bäumel, Jorge Caiado, Patrice Bäumel, Annie Birkeland et Sally J. Freeman, sous la modération de Gary Smith.
 

Workshops — La pratique au cœur de l’apprentissage

 
Le volet workshops a proposé une programmation orientée terrain dès 14h00. OITO//OITO a ouvert le bal avec un atelier dédié au DJing sur vinyle, rappelant l’importance du format analogique dans une ère dominée par le numérique. Inés Duarte a enchaîné avec The Digital DJ’s Dream: Faster Finds, Better Sets, centré sur l’optimisation des outils numériques pour les DJs. En fin de journée, Alex Stein a proposé Overproducing – The Art of Doing Too Much, une réflexion aussi pratique qu’introspective sur les excès de la production musicale. Enfin, le producteur et DJ Branko — figure incontournable de la scène électronique lisboète depuis ses années au sein d’Enchufada — a clôturé ce bloc avec une session dédiée à l’Ableton Push.
 

Artist Talks & Roundtables — De l’artistique au politique, une vision à 360°

 
La quatrième scène a offert une programmation riche dès 14h00, avec un Artist Talk réunissant Victor Ruiz et KURA autour de la notion d’artiste à 360°, modéré par Alexandra Huma. À 15h00, une session sur la santé mentale — sans captation vidéo — a réuni Jonathan Tavares et Sally J. Freeman pour aborder un sujet encore trop peu traité dans l’industrie, notamment le burn-out et l’isolement liés aux tournées intensives. Le focus s’est ensuite déplacé vers l’Afrique du Sud avec Tiyani Maluleke et Blanka Mazimela dans une South Africa Knowledge Session animée par SJ Nicholson. La présentation 360 Connect a rassemblé Tancredi Di Grande, Anton Petrov, Pietro Denna et Kuba Białczyk à 17h00. La journée s’est conclue avec la table ronde What a Healthy Lisbon Nightlife Looks Like, réunissant une dizaine d’acteurs culturels locaux et internationaux dont Michel Tordjman, Lutz Leichsenring, Giulia Giu Jaunet et Saint Caboclo.
&nbsp:

Soirée d’ouverture — La nuit prend le relais sur trois scènes

 
Une fois les conférences bouclées, le LDS a laissé place à la musique dès 19h00 sur trois espaces distincts au sein même de Casa Capitão. Sur le Warm Stage, la soirée a démarré avec Gayance avant qu’OITO//OITO, déjà présent en tant qu’intervenant workshop, ne prenne les platines. Inés Duarte a enchaîné jusqu’à 22h00, cédant ensuite la place à Luna Semara pour un set d’une heure quinze. C’est Juliet Fox — interviewée en ouverture de journée — qui a assuré l’un des moments forts de la nuit de 23h15 à 00h45, avant que Joyce Muniz ne clôture cette première scène jusqu’à 02h00 du matin. En parallèle, l’Academy a accueilli le Never Stop Takeover avec Perola Eduarda de minuit à 01h30, suivie d’Alexjustforfans jusqu’à 03h00. Enfin, le LDS Lab a vibré au rythme du Liturgia Showcase, avec Nicolle Velcro, Kierastoboy et Bernardo Vaz en closing jusqu’à 02h00.


Jour 2 — Jeudi 30 avril 2026 : « L’industrie se met à nu »

 
Deuxième journée de conférences pour le Lisbon Dance Summit, et la cadence ne faiblit pas. Le 30 avril a confirmé la volonté des organisateurs d’aborder frontalement les sujets qui structurent — et parfois fragilisent — l’écosystème de la musique électronique mondiale : économie, identité, histoire, santé mentale et développement de carrière.
 

Warm Stage — Culture, médias et la question berlinoise

 
Le Warm Stage a ouvert à midi avec An Introduction to Portuguese Electronic Music Culture, réunissant l’artiste Yen Sung, Pedro Gonzalez de Faina et Tiago de Bruno Montes de Ministerium, sous la modération de Joyce Muniz. Une mise en contexte indispensable pour mesurer le chemin parcouru par la scène lisboète, devenue un carrefour unique entre influences africaines, brésiliennes et européennes, portée notamment par des labels comme Enchufada ou Tropicana Records. À 13h00, Media and Culture – Editors Discuss the State of Dance Music a réuni des figures éditoriales de la presse spécialisée internationale — DJ Mag, Resident Advisor et Billboard étant tous représentés au sein du summit — rappelant le rôle central des médias dans la construction des récits autour de la culture électronique. À 15h00, The Power of Identity – Artist Branding a conclu ce bloc avec une réflexion sur la manière dont un artiste construit une identité visuelle et sonore cohérente dans un marché saturé.
 
Le panel de 14h00 a été l’un des temps forts de la journée : Everything You Need to Know About Berlin a réuni Nicole Erfurth de Berlin Worx, Meike Nolte de Circulate, et Anja Schneider, artiste et fondatrice du label Mobilee Records — véritable institution de la house et techno berlinoise depuis plus de vingt ans — sous la modération de Gary Smith. Ce panel a exploré ce qui fait de Berlin un cas unique au monde : une ville où la nuit est protégée institutionnellement, où le clubbing est reconnu comme patrimoine culturel, et où des lieux comme le Berghain ou le Tresor ont façonné une esthétique sonore exportée aux quatre coins du globe. Anja Schneider, qui navigue entre Berlin, Ibiza et les grandes scènes internationales, a apporté une perspective d’artiste précieuse sur ce que représente aujourd’hui vivre et jouer à Berlin — entre héritage underground et pression de la gentrification croissante.
 

Academy Stage — Du Brésil à Resident Advisor, l’industrie en mouvement

 
L’Academy Stage a proposé une programmation résolument tournée vers les dynamiques de marché. Dès 12h00, Brazil – The Transition from Talent Buyer to Global Talent Exporter a mis en lumière la montée en puissance de la scène brésilienne avec Diogo O’Band de Nommad Media, sous la modération de Nazen Carneiro — cofondatrice du LDS et pilier du pont culturel entre le Brésil et l’Europe. Un sujet d’autant plus brûlant que le Brésil est aujourd’hui l’un des plus grands exportateurs de talents électroniques mondiaux, de Wehbba à Joyce Muniz. À 15h00, Resident Advisor a animé The Post-Viral Career, explorant ce que devient une carrière après un moment de viralité sur les réseaux sociaux : comment capitaliser, fidéliser et durer. À 16h00, l’Anja Schneider Academy a offert un moment de transmission directe avec l’une des figures les plus respectées du circuit techno et house européen, prolongeant naturellement le panel du matin. Enfin à 17h00, Building an Artist – How to A&R a clôturé ce bloc en explorant le rôle du directeur artistique dans la découverte et le développement des talents de demain.
 

LDS Lab — Des coulisses de l’industrie à l’histoire de Dvrksun

 
Le LDS Lab a démarré avec le Morning Shuffle with Pi. À midi, un workshop dédié à la santé mentale a de nouveau figuré au programme — signe fort que le LDS entend traiter les sujets difficiles de l’industrie, notamment le burn-out et la pression psychologique auxquels font face les artistes en tournée. À 13h00, How to Access Your Natural Talent and Individuality a proposé une démarche introspective pour identifier et assumer sa singularité artistique. À 15h00, Publishing Explained – What’s In It For You ? a abordé l’édition musicale, souvent méconnue des artistes émergents alors qu’elle représente une source de revenus considérable. À 16h00, How to Get Radio Airplay (WARM & AFEM) a mis en lumière les leviers pour accéder à la diffusion radio internationale, en partenariat avec deux organisations clés du secteur. La journée s’est poursuivie à 17h00 avec The Story of Dvrksun, une conversation intime autour du parcours singulier de cet artiste.
 

Studio Hub — Le laboratoire de Joyce Muniz

 
Curatée par Joyce Muniz, le Studio Hub a incarné dès le Jour 2 la dimension la plus hands-on du summit. Comme elle l’a elle-même confié à DJ Mag Germany, sa priorité était de privilégier la diversité des approches plutôt que les hiérarchies, en créant un espace où artistes émergents et établis échangent à égalité. La journée s’est ouverte à 13h00 avec Music Production / Identity Through Sound. À 14h00, Gayance a animé le workshop Black Electronic Music History – From the Blues to the Raves, retraçant le fil historique et politique qui relie les musiques noires américaines du XXe siècle aux cultures rave contemporaines — une généalogie souvent oubliée mais essentielle. À 16h00, AI in Music: The Joy and The Drama a poursuivi le débat sur l’intelligence artificielle. Enfin, de 17h00 à 19h00, From the Studio to the Stage: A Live Performance Workshop a conclu la journée en accompagnant les participants dans la transition entre studio et scène.
 

Soirée du Jour 2 — Lisbonne s’enflamme sur deux fronts

 
Une fois les conférences terminées, le LDS a prolongé sa deuxième journée sur deux scènes complémentaires — et le succès a été total : l’after party à Casa Capitão affichait complet. Sur place, le LDS After Party a réuni Blanka Mazimela, figure de proue de la house sud-africaine, accompagné de Holdo et de MXGPU en format hybride. Le Ritmo Futuro Takeover a ensuite pris le relais avec Dannsen, Rick Offen et Vini Pistori, avant que l’ESR vs Kokölò Records Showcase ne clôture la nuit avec Adriana Ruas, André Granada, Dancast, From House To Disco, Jude Natural et Kruella D’Enfer — un line-up illustrant parfaitement la richesse et la diversité de la scène underground portugaise et internationale.
 
En parallèle, les LDS Open Air Sessions investissaient le kiosque Beca Beca au cœur du Parc Eduardo VII pour un showcase signé Discotexas — label lisboète fondé par Moullinex et Xinobi, référence de la scène électronique portugaise depuis plus d’une décennie. De 17h00 à 23h00, en entrée libre, Moullinex, GPU Panic, Madd Rod, Yizhaq et Beiramar ont offert aux passants et festivaliers une parenthèse électronique en plein air, avec le soutien de Tropicana Records et Soundboks. Une belle démonstration de la capacité du LDS à faire vibrer la ville entière bien au-delà des murs de son lieu principal.




Jour 3 — Vendredi 1er mai 2026 : « L’ancrage local rencontre l’ambition globale »

 
Pour cette troisième journée de conférences — coïncidant avec la Fête du Travail — le Lisbon Dance Summit a confirmé sa capacité à articuler les enjeux locaux et les dynamiques internationales de la musique électronique. Entre focus sur les scènes émergentes, dialogue entre grandes institutions et plongée dans les nouvelles technologies, le programme du 1er mai a offert une journée particulièrement dense en perspectives.
 

Warm Stage — De Caparica au Brésil en passant par l’Asie, le monde en débat

 
Le Warm Stage a ouvert à midi avec une conversation aussi intime qu’ancrée dans le territoire : Nightlife in Caparica, avec Rafael Da Cruz, DJ et producteur portugais figure de la scène locale, et Ana Fernandes du MOGA OFF — les soirées satellites du festival MOGA Caparica, rendez-vous incontournable de la côte atlantique portugaise. Une conversation qui a mis en lumière comment un territoire périphérique peut générer une culture nocturne authentique et rayonner bien au-delà de ses frontières géographiques.
 
À 14h00, le panel Dance Music in Asia – Where are the Opportunities ? a déplacé le regard vers l’Est avec Sophie Xue, explorant un marché en pleine explosion mais encore largement sous-estimé par les acteurs occidentaux de l’industrie. L’Asie représente aujourd’hui l’un des plus grands territoires de croissance pour la musique électronique, avec des scènes locales à Pékin, Shanghai, Tokyo ou Séoul qui développent leur propre identité sonore tout en s’ouvrant aux influences globales.
 
À 15h00, le keynote The Story of Greenvalley a mis en lumière le parcours d’Antonio Afonso et de son club Greenvalley, institution incontournable de la scène électronique brésilienne, réputé comme l’un des clubs les plus influents d’Amérique du Sud. Une trajectoire qui illustre parfaitement comment un lieu peut transcender ses frontières pour devenir une référence mondiale de la culture dance music.
 
À 16h00, la présentation du 2025 Global Dance Radio Report par WARM et Radio Chart a offert une radiographie précise de l’état de la diffusion radio mondiale pour la musique électronique — un outil stratégique pour les artistes et labels qui cherchent à maximiser leur exposition sur les ondes internationales. À 17h00, l’interview ADE & LDS Knowledge Exchange a réuni Jan-Willem van de Ven de l’Amsterdam Dance Event et Jesper Skibsby de WARM & LDS, dans un dialogue entre deux événements partageant une vision commune : faire de leur ville respective un hub mondial de la culture électronique. La journée s’est clôturée à 18h00 avec le panel Berlin X Lisbon Knowledge Exchange, prolongeant naturellement le dialogue amorcé la veille sur les ponts culturels entre les deux capitales européennes de la nuit.
 

Academy Stage — Experts, blockchain et clubs lisboètes

 
L’Academy Stage a débuté à midi avec le Face 2 Face Forum: Meet the Experts II, deuxième édition de ce format de rencontres directes entre professionnels et participants — plébiscité lors de la première journée pour sa dimension humaine et son efficacité networking. À 15h00, le workshop The Artist Owned Future – AI & Blockchain a abordé de front la question de la souveraineté artistique à l’ère du numérique, en lien direct avec la présence de RaveDAO comme partenaire du LDS — collectif web3 qui défend l’idée que les artistes et les fans doivent avoir de véritables parts dans leurs expériences culturelles. À 16h00, le panel Lisbon Clubs a donné la parole aux acteurs de la scène clubbing locale — un sujet d’autant plus brûlant que Lisbonne fait face depuis plusieurs années à une pression immobilière et réglementaire croissante qui menace ses espaces culturels underground.
 

LDS Lab — De Tresor à l’inclusivité, les fondations d’une scène saine

 
Le LDS Lab a lancé sa journée avec un Morning Shuffle with Pi, avant de laisser place à 14h00 au workshop Tresor Academy, animé par l’équipe du mythique club berlinois fondé en 1991 dans les ruines du mur de Berlin. Pendant près de deux heures, les participants ont bénéficié d’un transfert de savoir direct de l’une des institutions les plus influentes de la culture techno mondiale. À 16h00, la table ronde Inclusivity & Diversity avec Adriana Matos a conclu ce bloc sur un sujet fondamental : comment construire des espaces et des cultures musicales réellement inclusifs, représentatifs et durables — une conversation qui résonne particulièrement dans un contexte mondial où les questions d’accès et de représentation restent au cœur des débats culturels.
 

Studio Hub — Du son à l’image, l’artiste dans tous ses états

 
Le Studio Hub a proposé ce 1er mai une programmation tournée vers la créativité dans toutes ses dimensions. À 13h00, Breaking Down Arrangement a décortiqué les mécanismes de construction d’un morceau électronique, offrant aux producteurs présents des clés concrètes pour structurer leurs compositions. À 14h00, le workshop Video Art & Audiovisual a élargi la réflexion à l’image, rappelant qu’un artiste complet maîtrise aujourd’hui autant sa narration visuelle que sonore. À 16h00, The Myth of Inspiration a proposé une approche plus philosophique : déconstruire l’idée romantique que la création naît spontanément de l’inspiration, pour lui substituer une vision fondée sur la discipline et la régularité. Enfin, de 17h00 à 18h30, le workshop Live Techno Performance with Modular Hardware a clôturé cette troisième journée sur une note hautement technique, plongeant les participants dans les arcanes du jeu live avec du matériel modulaire — l’une des pratiques les plus exigeantes et fascinantes de la performance électronique contemporaine.
 

Closing Party — Patrice Bäumel et Meera enflamment le Marvila 8

 
Pour clôturer cette troisième journée, le Lisbon Dance Summit a frappé un grand coup avec sa soirée principale au Marvila 8 — lieu emblématique du quartier de Marvila, reconnu pour sa culture branchée et alternative, épicentre créatif et nocturne de la rive est de Lisbonne. La tête d’affiche, Patrice Bäumel, DJ et producteur néerlandais passé par des labels comme Afterlife et Kompakt, est l’une des figures les plus respectées du circuit techno et melodic techno international, reconnu pour des sets d’une cohérence et d’une intensité rares qui transcendent les frontières des genres. À ses côtés, Meera a complété un line-up à la hauteur de l’événement — une soirée qui restera sans aucun doute comme l’un des temps forts de cette première édition du LDS.


Jour 4 — Samedi 2 mai 2026 : « La ville comme terrain de jeu »

 
Pour ce quatrième et dernier jour, le Lisbon Dance Summit a troqué le format conférence pour laisser place à la célébration pure, en essaimant dans plusieurs lieux emblématiques de la capitale portugaise. Une journée festival qui confirme l’ambition du LDS de transformer Lisbonne en une ville entièrement traversée par la culture électronique, à l’image de ce que fait l’Amsterdam Dance Event chaque année avec les Pays-Bas.
 

Coalesce x Unlocked — Industry Mixer sur les hauteurs du Mama Shelter

 
Dès 18h00 et jusqu’à 22h00, le rooftop du Mama Shelter Lisbonne — hôtel branché perché sur les hauteurs de la ville avec une vue panoramique imprenable — a accueilli une soirée exclusive co-organisée par Coalesce et UNLOCKED : l’Industry Mixer, un événement sur liste d’invités réservé aux professionnels de l’industrie, format idéal pour conclure quatre jours de networking intensif dans un cadre aussi élégant que sélectif. Au programme : Louis Bekk, Orsay et Jamie Fielding en special guests, pour une fin d’après-midi musicale à la hauteur du décor.
 

Elétrico Festival x LDS — Open Air à l’Unicorn Factory

 
En parallèle, l’Unicorn Factory — partenaire fondateur du LDS — ouvrait ses portes dès 15h00 pour accueillir jusqu’à 23h00 le Elétrico Festival at Lisbon Dance Summit, une collaboration entre le LDS et le festival Elétrico. Peach et Imogen figuraient en têtes d’affiche de cette édition open air, avec d’autres artistes annoncés en cours de route — une belle façon de clôturer le summit en plein soleil lisboète, dans l’un des espaces créatifs les plus dynamiques de la ville.
 

Lisbonne, nouvelle adresse incontournable de la culture électronique mondiale

 
Quatre jours, quatre scènes de conférences, plus de 20 soirées à travers la ville, plus de 80 speakers venus des quatre coins du monde et une énergie collective rare : le premier Lisbon Dance Summit a tenu toutes ses promesses. En osant se positionner dès sa première édition comme un événement de référence internationale, le LDS a démontré que Lisbonne dispose de tous les atouts pour s’imposer durablement dans le calendrier mondial de la musique électronique — aux côtés de l’Amsterdam Dance Event, du Miami Music Week ou du SXSW.
 
Au-delà des chiffres et des noms, c’est une vision qui s’est exprimée tout au long de ces quatre jours : celle d’une industrie qui réfléchit à elle-même, qui questionne ses modèles économiques, ses responsabilités culturelles et sociales, et qui cherche à construire des ponts entre les scènes locales et le circuit international. Dans un secteur en pleine mutation — où les revenus du streaming explosent pendant que les salles traditionnelles cherchent de nouveaux modèles — le LDS a su créer un espace de dialogue rare, à la fois ouvert, professionnel et ancré dans la réalité des artistes et des professionnels d’aujourd’hui. Portée par Jesper Skibsby et Nazen Carneiro, cette première édition a posé des bases solides. Rendez-vous en 2027.


À propos de Lisbon Dance Summit:

 
Le LDS est une conférence et un festival international de musique à Lisbonne, réunissant experts de l’industrie et artistes pour partager leurs connaissances sur la scène et la culture de la musique électronique, portugaise comme internationale.
 
À travers conférences, masterclasses et tables rondes, le LDS favorise des échanges fructueux entre la communauté musicale électronique portugaise et l’industrie musicale mondiale. Sa mission : soutenir le développement des talents, créer des opportunités au sein de l’écosystème électronique portugais, et donner aux artistes, managers, labels, salles de concert, promoteurs, clubs et fans les moyens de s’épanouir, grâce à un événement entièrement dédié aux échanges et à la collaboration.
 

Selon les fondateurs, la mission du LDS est de :
 
 
« soutenir le développement des talents grâce au networking et aux opportunités éducatives. La mission est de créer de nouvelles opportunités pour l’écosystème portugais de la musique électronique, en donnant plus de moyens aux artistes, managers, labels, lieux, promoteurs, clubs, professionnels et publics à travers une semaine dédiée à la musique électronique. »
 
 
À la tête de l’agence NZPR, Nazen Carneiro est une figure incontournable de l’industrie musicale mondiale. Son agence, sacrée « Meilleure agence de relations publiques spécialisée dans le divertissement » au Brésil en 2023, s’appuie sur un réseau d’experts allant du design au conseil juridique. Fort de plus de vingt ans de carrière, Nazen affiche un parcours complet : ancien entrepreneur dans les univers punk et dance, il a été rédacteur en chef de DJ Mag Brasil avant de fonder sa propre structure de management d’artistes.
 
Reconnu pour sa vision stratégique, il intervient régulièrement sur les plus grandes scènes professionnelles internationales :
 

  • ADE (Amsterdam) : Pour décrypter l’évolution du marché brésilien.
  • IMS Ibiza : Pour conseiller l’industrie sur les enjeux écologiques et sociaux (ESG) et l’après-pandémie.

 

© Lisbon Dance Summit, 2026



 
Toutes les infos de Lisbon Dance Summit sur le site officiel
Suivre Lisbon Dance Summit sur Instagram



Lisbon Dance Summit